
Série d’animation datant de 2004, Elfen Lied sitôt regardée atterrit directement dans mes séries favorites. En 13 épisodes, elle parvient avec brio à mêler réflexion, action, humour, horreur et un peu d’ecchi pour aciduler le tout. Un MUST que je vais passer en revue.
A propos d’Elfen Lied
Elfen Lied est une série d’animation issue de la coopération entre 2 studios japonais : VAP et Genco à qui l’on doit notamment et respectivement, entre autre : Air Master, Berserk, Gunsmith Cats, L’irresponsable capitaine Taylor, Zone of the Enders et Azumanga Daioh, Dears, Onegai Twins. Là je ne cite que les plus connus dans notre contrée à la baguette et au béret.
Je serais presque tenté de vous dire : ne tenez pas compte de leurs productions si jamais vous êtes susceptible d’en recevoir une quelconque influence. Elfen Lied est bien plus qu’une série banale.
Il s’agit d’une série de durée moyenne (13 épisodes) d’une durée de 25 minutes mêlant drame, action, horreur, humour et amour sans vraiment laisser le temps de s’ennuyer ou de songer à regarder autre chose à part l’épisode suivant.

Du côté de l’histoire
Elfen Lied peut se targuer d’avoir un bon scénario laissant le doute subsister jusqu’au bout et être facile à deviner. La série commence dans un bain de sang orchestré sur un fond de musique classique. Une fille nue possédant 2 cornes sur la tête, Lucy, s’échappe tranquillement d’un complexe scientifique dans lequel elle était enfermée. Avant de s’enfuir elle est touchée par une balle de sniper et tombe à la mer. Amnésique (ou schizophrène), elle est recueillie par 2 étudiants cousins, le garçon se nommant Kota et la fille Yuka. Notre duo nommeront leur découverte Nyu, seul « mot » que la fugitive semble alors capable de prononcer. On apprendra par la suite que Lucy/Nyu se trouve être une Diclonus à savoir un être humain à 2 cornes
.
La série gravite sur le mystère des Diclonus, leur interaction avec les humains, les géniteurs de ces « démons » et travaille énormément sur les liens entre les divers protagonistes, mis à rude épreuve durant les 13 épisodes : conflits égoïstes, folies scientifiques, amours cachés et amitiés impossibles seront de la partie rendant un déroulement très imprévisible mais jamais tiré par les cheveux ni incompéhensible.

Elfen Lied était une série que je voulais regarder de longue date mais finalement, j’avais oublié de m’y repencher. Au passage merci à Sigfrodi pour m’avoir rappelé de me jeter sur cette série.
Bref, pas la peine que je le cache longtemps : j’ai vraiment adoré cette série. Je l’ai regardé en une journée (vive les dimanche ^^) et se case aisément dans l’élite : celle qui donne envie d’embrayer d’épisode en épisode, le début de chaque générique de fin donnant toujours envie d’enchainer sur le suivant (y compris pour le 13° et dernier épisode :’( ).
A première vue on pourrait se dire tiens ça ressemble vachement à l’Arme Ultime
. Une fille « arme de destruction massive/de l’humanité », un garçon, un lien, des méchants à leur poursuite … mais bon heureusement les similitudes s’arrêtent là (oui je n’ai pas aimé l’Arme Ultime, tourne trop en rond à mes yeux).
Pas la peine que je reparle du scénario : il est très travaillé, bien construit et suffisamment pour laisser entrevoir une deuxième saison. En effet de nombreuses questions restent en suspens sans pour autant sacrifier l’intérêt de la série : d’où viennent les Diclonus, pourquoi le Directeur Général indique dans les derniers épisodes ça ne fait que commencer
et … non je ne vais pas dévoiler trop l’intérêt de la fin non plus
. Bref, on ne s’ennuie pas un seul instant et Elfen Lied fait travailler le cerveau comme il se doit durant ces quelques heures tant pour comprendre la série que les liens unissant les protagonistes dont le nombre augmente au fur et à mesure des épisodes.
Car au lieu d’un lien entre 2 personnages (comme dans l’Arme Ultime), Elfen Lied en propose bien plus et va au delà d’un lien entre 2 individus : il faut tenir compte de la double personnalité de certains Diclonus et de la fracture enfance/adolescence, les relations des personnages étant différentes selon l’époque sans compter l’évolution de certains sur la grille « Gentil / méchant ». Il n’y a pas de retournement de veste à proprement parler mais les « méchants » savent être gentils avec leurs ennemis sans pour autant produire un effet ridicule. Au contraire tout s’imbrique tellement bien.
Visuellement parlant, Elfen Lied assure et offre une très belle prestation tant au niveau des couleurs, de l’animation que du character design. Les personnages sont simples, pas aussi charismatiques que d’autres séries mais on s’y attache, on ressent leur douleur et on ne tombe jamais dans l’excès … pourtant on pourrait le craindre, l’excès, à cause des bains de sang ponctuant la série mais non, finalement ils amplifient le caractère de puissance des Diclonus, rendant l’être humain faible, pathétique et sans défense malgré toute sa technologie. Comme quoi, des sentiments, des émotions et des souvenirs resteront toujours plus fort qu’une quelconque arme.
Enfin, une fois n’est pas coutume, cette production japonaise est également un chef d’oeuvre (arrivé à ce stade on peut le dire sans remord) sur le plan musical : douces, mélodieuses elles sont aussi psychédéliques et toniques au besoin, notamment pour illustrer on ne peut mieux les scènes de découpe à la chaîne. Une musique originale à se procurer impérativement, notamment pour la musique Lilium (opening theme de la série et thème de la « boîte à musique » chère à Kota). C’est d’ailleurs sur cette musique classique entièrement chantée en latin que la série offre son premier bain de sang, lors de l’évasion de Lucy. Le paradoxe et la tranquilité dégagés de la musique par rapport aux images offertes rendent la scène on ne peut plus tragique. Egalement paradoxal, l’ending theme est rythmé et électrique (d’ordinaire c’est l’inverse : opening tonique, ending calme) intitulé Be your girl et interprété par Chieko Kawabe. Le reste de la musique originale est composé par Konishi Kayo et Kondoo Yukio.
Et comme vous êtes sympa j’ai mis 3 extraits musicaux dans ma sélection musicale, dans le menu de gauche.
Bref, vous l’aurez deviné, compris et enregistré : Elfen Lied est une série hautement travaillée, intéressante, captivante sur de nombreux plans. Je n’ai pas de défaut à lui reprocher, peut-être plus tard en comparaison à de futures séries donc procurez-vous là en fansub, des amis ou bien attendez une hypothétique sortie DVD en France (et en VOSTF, on a compris depuis longtemps que les VF n’apportaient rien de bien si ce n’est éviter de lire des sous-titre).
Et pour finir, un lien vers le site officiel d’Elfen Lied afin de consulter plus de croquis, de dessins et autres visuels sur la série.


















