Mieux que les lessives ou les shampooings 3 en 1, voici venir le résumé cinéma 3 en 1 pour le bien-être de votre esprit. Ca ne servira pas trop comme roue de secours pour la fête de l’arg… des mères dimanche mais qui sait, l’année prochaine peut-être ? Depuis mes critiques d’Azumi, de l’Ivresse du pouvoir et de Lord of War, rien n’a filtré sauf pour les habitués qui auront jeté un coup d’oeil à la colonne de droite, dans Vu récemment :
- Renaissance
- Syriana
- Sophie Scholl
- Les rois du désert
- Silent Hill
- Kiss Kiss Bang Bang
- Blade Trinity
- Mission : Impossible III
- Infernal Affairs
Renaissance

On commence par un film d’animation français très surprenant … enfin oui et non. Il est surprenant de par son parti pris graphique et esthétique. En effet, il s’agit d’un film d’animation réalisé en images de synthèse mais entièrement en noir & blanc. Mais plus que ça, le noir et le blanc des ombres et de la lumière éclairant les personnages, les décors. Très réussi de ce côté là .
Par contre là où on n’est moins surpris, c’est du côté du scénario. Archi-basique, vu et re-re-revu et banal au possible, un homme doit bien évidemment sauver une femme scientifique d’une mort certaine. Elle est la clé d’une arme technologique importante.
Scénario mis de côté, ce film vaut au moins le détour pour le côté artistique qui s’en dégage. Malheureusement, comme pour beaucoup de films d’animation tentant de mimer les gestes humains, une certaine mollesse s’en dégage : ça pas vite du tout, comme si le spectateur devait profiter d’un ralenti sur le moindre mouvement des personnages.
Bien mais aurait pu être mieux.
Syriana

Je m’attendais à un film “choc” dans la lignée de Trafic mais concernant le trafic pétrolier et les différents arrangements avec les sociétés américaines. La bande-annonce présentait des évènements liés comme c’est devenu la mode depuis quelques temps (histoires indépendantes qui se croisent et *boom*). Sauf que dans la pratique, tout est très chiant : l’histoire est quasiment incompréhensible pour qui n’a pas lu le synopsis … et encore. Les détails de l’histoire étant téléscopés avec des informations tenant sur un timbre-poste, on s’ennuie pendant quasiment 2heures avant de tomber sur un dénouement auquel on ne participe finalement pas, faute d’avoir saisi toutes les ficelles de l’histoire.
Soporifique, idéal pour les insomniaques.
Sophie Scholl

On se rattrapera volontiers sur Sophie Scholl les derniers jours, magnifique film allemand mettant en scène le groupe de la rose blanche, collectif pacifiste dénonçant la dangerosité du régime national-socialiste (nazi) allemand. Au moins aussi bon que la Chute (les derniers jours d’Hitler), ce film avait pourtant de quoi faire “peur” à première vue : il était censé se concentrer sur le jugement de Sophie Scholl et de ses camarades pour haute-trahison.
Et pourtant, tout est si bien filmé : le lacher des tracts dans une université berlinoise, l’interrogatoire avec un commissaire lucide mais omnibulé par sa foi dans un régime ayant redressé toute l’économie d’un pays au détriment de ses relations extérieures, la détention provisoire, le jugement au tribunal (ou plutôt “la farce”) et enfin, l’exécution.
Historique, prenant, émouvant, je ne saurai que trop recommander une petite projection dans une salle obscure ou lors de sa sortie en DVD.
Les rois du désert

A 3€ le DVD dans un vide-grenier, pourquoi s’en priver ? Tout simplement parce qu’il ne vaut pas plus que ce prix là. Sympatique au demeurant, les rois du désert est censé une parodie ou en tous cas une critique de la première guerre du Golfe avec ses abus, ses horreurs et la misère qu’elle a entrainé. Y’aurait de quoi faire une suite avec un Return chez Saddam mais c’est Superman qui s’en chargera dans un bon gros mois.
Blague à part, si certaines scènes d’action valent le détour, le film s’embourbe dans une critique déplacée et un peu trop facile à cause de trop gros stéréotypes et préjugés (le général presque à la retraite attiré par l’argent et préférant laisser les sentiments de côté … ou presque, le sergent black super autoritaire ou encore la journaliste maniaque mais au fond d’elle, humaine [c'est une image]).
Se regarde facilement en DivX ou en DVD pas cher mais ça n’ira pas plus loin; certains passages étant longuets et pénibles au possible.
Silent Hill

Ouais enfin/encore une adaptation de jeu vidéo au cinéma. Après les horreurs Doom, Alone in the Dark, Tomb Raider, Resident Evil et House of the Dead (pour ne citer qu’eux), place au survival horror Silent Hill. Oui, la colline silencieuse ça ne le fait pas trop donc bon, on se contente de ça
N’étant pas un adepte du jeu vidéo (jamais joué), j’ai donc apprécié le film pour ce qu’il était : une ambiance très glauque et une réalisation visuelle impeccable. On ne paiera pas sa place pour le scénario digne d’un collégien en pleine puberté ni par le côté exagéré des personnalités (une mère qui veut affronter des zombies pour récupérer sa gamine, à un moment donné faut savoir être lucide : fallait pas adopter !! ; le père qui tente de recoller les morceaux de son couple parce qu’ils ont une fille frapadingue et j’en passe et des meilleures) mais pour une adaptation, elle semble fidèle et les fans (amateurs, pas intégristes) devraient y trouver leur compte. Personnellement, je me fous de savoir que l’histoire est un condensé des 3 premiers jeux de la série, ça n’enlève rien à la représentation des lieux et des monstres abominablement moches (donc réussis).
Ce n’est pas un chef d’oeuvre mais vaut largement le coup d’oeil. Dommage, il manquait le p’tit quelque chose qui l’aurait rendu davantage captivant et moins moralisateur (Dieu est Satan ^^).
Kiss Kiss Bang Bang

Toujours dans la catégorie des DVD trouvés à 3€ mais neuf dans un rayon de destockage, je pensais faire une affaire en me disant oh il était sorti à peine l’an dernier
. Oh malheur, si on parle bien de Kiss Kiss Bang Bang, il ne s’agissait pas de Shane Black’s Kiss Kiss, Bang Bang. Ouais trop cool, merci pour la nuance.
En attendant, j’ai perdu 3€ dans un film aussi chiant qu’un épisode de Derrick et Kojak réunis avec des acteurs aussi expressifs que des baleines, le tout saupoudré d’un scénario aussi riche qu’un actionnaire de la compagnie du Tunnel sous la Manche (et pas “sous le manche”, hein …). Ne tentez même pas le téléchargement, c’est vraiment daubesque.
Blade Trinity

Conseillé pour son côté “action sans cervelle”, je me suis décidé à regarder Blade 3. J’avais vu le premier il y a bien longtemps de cela. Ola Thomas, t’as pas vu le second; t’as pas peur de rien comprendre ???
. En effet, fort et brave comme pas deux, j’ai vraiment décidé de sauter le deuxième épisode de ce tryptique issu du comics du même nom : Blade. Blade est un hybride mi-homme mi-vampire mais oeuvrant pour le bien de l’Humanité et ce, sans afficher le moindre sourire ou la moindre expression.
Pas de scénario ? Ah si quand même : de vilains vampires débarquent dans une pyramide pour y réveiller un certain Drake … ouais, Dracula en américain. Mais Drake (Dracula, Dracule, Drake quoi) ça sonne vraiment plus classe. Trop minables pour arriver à dégommer un black amateur de gousses d’aïl, ils se décident à tendre un piège au suceur de vampires. Trop malins, ils réussissent leur coup. Sauvé in extremis par un groupe de jeunes rebelles qui ont bien entendu attendu la sortie du troisième film pour montrer leur existence, le trio ainsi formé va choisir de renverser la vapeur et de casser les canines de Drake.
Ca y’est, je vous sens captivé par le scénario … ou pas du tout. Si ce film met véritablement l’accent sur l’action (un bon point), le reste est véritablement à la ramasse : des répliques et dialogues ridicules, un scénario qui pue le blaireau et un Dracula (pardon, Drake) stylé gangsta-wesh-wesh-bôgoss-avec-une-chaine-en-or-autour-du-cou à qui on aurait volontier coupé la tête pour mieux faire passer la pillule.
Allez, en guise de conclusion, vous avez mérité sa photo :

Mission : Impossible III

Tom crouze revient faire battre le coeur des jeunes demoiselles vivant le bonheur par procuration dans une de ses missions, la troisième sur le grand écran. On s’est carrément éloigné du registre initial de la série (à savoir gadget et missions subtiles) pour troquer le calme contre de l’adrénaline, un budget explosions digne de James Bond (à savoir casser tout ce qui passe entre leurs mains) et aussi … le scénario. Je sais que ça commence à faire les films sans scénario mais bon, tant qu’y aura du mouton pour consommer y’en n’aura pas (de scénario).
Bref, Ethan Hunt, beau comme un clou, a décidé de prendre sa retraite de Mission Impossible et a même décidé de rester avec une nana plus de 3 jours. Puis, apprenant qu’une de ses anciennes élèves a été capturées par un gros vilain, l’envie de tirer un coup lui prend d’enfiler sa tenue d’assaut et de plier l’affaire en 2 temps 3 mouvements. Un échec et un cadavre sur la conscience plus tard, les ennuis commencent : va falloir démasquer l’agent double pour enfin travailler au service de sa Majesté comme bon lui semble. Oups, c’est pas le bon disque. Remarque, ça devrait surement être pareil dans Casino Royale
je prends les paris.
Au tarif très attractif de 4,90€ pour la scéance de 11h (à l’UGC en tous cas), je n’aurais jamais payé plein pot pour un film d’action sympatique mais comme trop souvent, superficiel et prévisible quasiment du début jusqu’à la fin.
Infernal Affairs

Téléchargé sur un coup de tête, voilà un film qui méritera d’appartenir au meuble “films DVD”. Frais et revigorant, tonique et pas chiant pour un sou, placez 2 agents infiltés (un dans la police, un dans la mafia) qui cherchent mutuellement à se débusquer et vous obtiendez un film véritablement excellent et surtout, très prenant. Malgré le clacissisme de l’histoire, le déroulement se fait sans accroche, le rythme reste soutenu et je n’ai ressenti aucune longueur même en étant un peu fatigué avant le visionnage.
Une agréable surprise que je recommande entre 2 tartines de fromage.











compositeur cinéma a dit le Vendredi 2 juin 2006 :
j’adore le "procuration" pour tom cruise
cool, et quelques musiques de films corrects aussi, comme pour roi du desert