
Je vais presque finir par devenir régulier dans mes résumés cinéma
La rentrée est là et ça se sent : davantage de long-métrages, de meilleure qualité et largement plus attirants. On remerciera la carte de cinéma qui une fois payée donne presque l’impression d’aller assister gratuitement à une scéance.
Quoiqu’il en soit, il y a du bon, du très bon et du moins bon voire même du nullissime. Qu’a-t-on eu de beau à se mettre sous la dent ?
- Comment j’ai fêté la fin du monde
- Monster House
- Mon nom est Tsotsi
- Bashing
- Le vent se lève
- Hostel
Comment j’ai fêté la fin du monde

On est en 1989, le mur de Berlin est tombé il y a peu mais le communisme est encore toujours très bien implanté dans le pays et ce, depuis la fin des années 1940. Nicolae Ceaucescu dirige le pays avec les préceptes russes : gloire au chef, dévotion totale. Tous les cours à l’école sont précédés d’un hymne, il est interdit de critiquer la hiérarchie et tout le bataclan. Seulement voilà, un jour, une jeune fille renverse par mégarde un buste de Ceaucescu. Erreur fatale.
Ce film rappelle un peu Chat noir, Chat blanc et No man’s land pour 2 raisons : le côté déjanté (beaucoup estompé cependant) et la vision dépeinte des pays de l’Est, de leur misère et du tourment de leurs habitants. On s’étonne de voir une telle lucidité de la part des roumains : ils savent pertimment qu’ils sont manipulés et n’attendent qu’une chose, la destitution du despote.
Comment j’ai fêté la fin du monde peut paraître long mais étant personnellement très attaché à cette partie de l’Histoire européenne, je n’ai pas vu le temps passer. Je le recommande donc.
Monster House

Un jeune garçon habite en face d’une vieille maison à l’abandon et la soupçonne d’être hantée. Le soir d’Halloween, il décide avec un de ses amis de l’inspecter de plus près et de découvrir ce qui se cache derrière ce monstre de bois.
Difficile d’en écrire davantage sur le scénario qui, une fois de plus, aurait largement sa place sur un timbre poste accompagné d’une vingtaine de traductions. Bien qu’ayant une forte attirance pour les films d’animation, je suis de moins en moins satisfait à cause de leur rendu trop “plastique”. Ces tentatives de films ciblant des enfants avec un réalisme et des histoires “adultes” enlèvent énormément de leur charme et de leur intérêt. D’autant plus que Monster House est à la limite du terrifiant pour un enfant de 8 ans : les scènes sont souvent violentes (pas de sang pour autant). On est loin d’une méchanceté à la Disney mais sans arriver là, il y a quand même un énorme fossé qu’il serait bon d’explorer …
Mon nom est Tsotsi

Tsotsi est un jeune chef de bande en Afrique du Sud. Lui et ses compères vivent de leurs larcins : vols, agressions et autres malversations de bas étage. Sauf qu’un soir, en voulant dérober une voiture dans un quartier riche de la ville, il se retrouve avec un bébé sur la banquette arriève. Le voleur cède ainsi peu à peu sa place à l’homme. Reviendra-t-il pour autant dans le droit chemin ?
Attiré par la bande-annonce mais quelque peu craintif du résultat final, mon nom est Tsotsi est un film plus riche qu’il n’en a l’air. Basé sur le roman du même nom, il est très majoritairement centré sur Tsotsi, sa personnalité qu’il a rejeté au profit de celle de voyou, son côté humain masqué par ses malversations. On ne peut qu’adhérer au montage qui malgré tout arrive à nous faire esquisser des sourires dans des moments graves.
Une belle réalisation à n’en pas douter.
Bashing

Yuko est une japonaise qui a été enlevée lors d’une mission humanitaire en Irak, pendant la deuxième guerre du Golfe. De retour au pays, au lieu de compassion, elle attire la dérision et le dédain. Elle est entrainée dans une spirale infernale : licenciement, rejet de ses amis, de son petit ami … mais elle n’est pas seule, son père subit les mêmes effets de bord jusqu’au jour où …
J’étais très attiré par le thème du film mais bien qu’il parte d’une bonne idée, il se contente de paraphraser le synopsis à tout bout de champ. En clair, on sait dès le début que Yuko est rejetée de partout mais le problème est qu’il n’y a aucune évolution à sa condition, on se contente de découvrir des exemples montrant son rejet, rien de plus. Le déroulement lent du film y est pour beaucoup et cette “descente aux enfers” n’en est pas réellement une : elle stagne en enfer.
Le vent se lève

Après la première Guerre Mondiale, les prémices de la guerre d’indépendance irlandaise se font sentir avec la formation de l’IRA et le parti politique Sin Fein. Deux frères se retrouvent engagés plus ou moins de force dans le conflit pour repousser l’armée britannique. L’un d’entre eux est toutefois plus modéré mais moins impliqué que son ainé désireux à tout prix de faire regagner l’indépendance à sa mère patrie … malheureusement à “tout prix”.
When the wind shakes the barley ou quand le vent agite l’orge. Une métaphore on ne peut plus explique : insaisissable insurection dans les maquis.
Je ne le cacherai pas plus longtemps : le vent se lève est un véritable chef d’oeuvre à mes yeux. J’adore l’Irlande, j’adore son histoire et je ne peux qu’adhérer à ce film malgré sa dureté et la cruauté qu’il décrit pendant 2 heures. 2 heures qui ne sont ni trop longues, ni trop courtes. Les contradictions historiques sont parfaitement pointées du doigt sans rentrer dans de la critique facile.
Un des meilleurs films de l’année. Un de mes films préférés tout court.
Hostel

Deux étudiants et un père de famille américains ont décidé de faire une virée en Europe histoire de décapsuler gentiement les fesses de jeunes et jolies (?) demoiselles, bien entendu à leurs pieds (hm). Sur les conseils d’un inconnu aussi beau qu’une crotte de chien passé sous un pneu de poids lourd, ils décident de se rendre dans les pays de l’Est car il paraît qu’il y a un Eldorado des femmes fatales et faciles.
On retrouve les principaux leitmotiv des films d’horreur : sexe et sang. Si le premier occupe et bouche les trous pendant les 45 premières minutes, le sang et l’horreur sont toutefois peu convaincants. On en rigole même tellement c’est nul.
Hostel est une grosse merde (en français dans le texte) comme on en voit rarement. Ne vous fiez pas au nom de Tarentino apparaissant à plusieurs reprises sur la jaquette : il n’a fait que donner de ses deniers, pas de ses idées. Même Kill Bill était plus gore qu’Hostel. Les bonus sont insignifiants et je ne distingue aucun talent du soit-disant “nouveau génie de l’horreur” à la base du scénario. Faudra qu’il retourne à l’école le petit gars car au premier comme au second degré, son film est chiant, lent à mettre à route et lent à se terminer.
A télécharger en DivX pour se marrer entre potes, pas plus.











Mafio a dit le Lundi 2 octobre 2006 :
J’ai aussi adoré Le vent se lève, connaissant peu l’histoire de la création de l’IRA, ce film m’as instruit, ému, bref un chef d’oeuvre.
Catherine a dit le Vendredi 29 juin 2007 :
Moi j’ai bien aimé Hostel. J’ai que 13 ans et j’l'ai vu, y’a que la scène du vomi qui ma un peu dégouté, mais a part sa y’a pas de quoi en faire un drame, sauf que j’ai bien aimé. Je le classe dans mon top-5, qui est
1 Black X-Mas
2 Hostel
3 Hostel part 2
4 Saw
5 House of Wax
(Et aussi Destination Finale, bien que se ne soit pas un film d’horreur.)