La semaine dernière je faisais de nouveau passer quelques entretiens d’embauche avec mon collègue de Mario Kart de travail. L’occasion de se trouver face à face de quelqu’un ayant oublié la remise en question et l’humilité à la maison.
Sur le papier, cette personne était très intéressante car elle travaillait depuis 7 ans dans le milieu d’Internet donc il y avait de fortes chances de se trouver nez à nez avec quelqu’un de compétent. Ce n’était donc pas de refus.
Si l’entretien commence bien avec des questions concernant la mission principale, l’organisation des projets, il commence toutefois à se gâter lorsque le thème du partage de connaissance survient. Le refrain correspondait en gros à j’apprends comment vous travaillez et je fais mon travail. Il manquait “juste” un je partagerai mes connaissances.
Pas de quoi en faire un fromage puisqu’on pourrait placer cette réplique comme étant une erreur d’interprétation. Ca aurait pu s’il n’avait pas démordu que ses habitudes de travail primaient par rapport aux besoins spécifiques de l’entreprise (sans autre justification). Expliquer qu’il faut sacrifier des clients pour valider un formulaire via Javascript, merci mais ce n’est pas pour moi. S’ensuit alors une discussion intense sur la place du Javascript au sein du développement. Pour moi : c’est un complément non-intrusif qui ne doit pas entraver le bon fonctionnement des choses. Pour lui : c’est une base indispensable et dont on ne devrait pas se passer.
Divergence de point de vue et de philosophie.
On n’aura en tous cas pas eu besoin de lui exprimer notre refus : il s’est manifesté après l’entretien comme quoi il ne fallait plus prendre sa candidature en compte.
Rien n’est acquis.











Mafio a dit le Samedi 10 février 2007 :
“Acquis” :p
Sinon effectivement, c’était plutôt une divergence de point de vue que aute chose.. c’est comme les boie qui travaillent en “tableau” et les autre en pur CSS W3C…
Oncle Tom a dit le Samedi 10 février 2007 :
Non, non et non : une mise en page en tableaux est une connerie tout court. C’est même pas une question de point de vue. Que ça soit en HTML ou XHTML, mettre en page en tableaux ça ne veut rien dire. Sémantiquement parlant c’est minable.
Pour l’histoire du Javascript obligatoire, dans le cadre d’un site Web ordinaire, il ne devrait jamais être intrusif ni bloquant. C’est un peu comme les sites forçant la navigation avec Internet Explorer : il faut qu’il y ait une bonne raison pour volontairement mettre à la porte des personnes a priori intéressée.
Du Javascript obligatoire pour une application d’entreprise ou un extranet / intranet ça peut se comprendre, ne serait-ce que pour enrichir l’interface. Mais pour un site Web ordinaire, jamais ça ne devrait être le cas.
Sigfrodi a dit le Dimanche 11 février 2007 :
La mise en page par tableaux est aussi plus consommatrice, beaucoup moins flexible et donne un code autrement moins lisible (bref pour la maintenance c’est autrement inférieur à une technique utilisant des cadres)… Alors c’est peut être plus dur (en tout cas a début) à faire, c’est sûr aussi qu’au début on en bave entre les différents navigateurs mais une fois qu’on maitrise la chose, difficile de revenir à une présentation par tableaux…
Pour le JS, on en a parlé sur EN, je suis de l’avis de Jedi… L’utilisation de JS ne doit pas, dans le cadre d’un site web normal, être indispensable chez le client, simplement parce qu’en soit, il est une contrainte. Je me demande d’ailleurs quelle entreprise peut raisonnablement se résoudre à se passer de 10% de clients potentiels à cause d’un procédé technique très souvent totalement facultatif. Si on utilise du JavaScript, il est préférable de prévoir une solution pour ceux qui ne l’ont pas ou l’ont désactivé, ou bien s’en passer… Ceci exclue évidemment les cas ou JS est indispensable, auquel cas la discussion n’a pas lieu d’être…
L’exemple du formulaire validé par JS, c’est un exemple fictif? Rassures moi, il fait quand même une vérif en PHP (ou tout autre langage serveur employé)?
Oncle Tom a dit le Dimanche 11 février 2007 :
Non c’est pas fictif mais c’était au sens où son bouton de validation, sans Javascript il était inopérant (ceci dit on peut très bien valider avec la touche “entrée”).
De l’autre côté il y avait des contrôles mais c’était contournable …
Corinne a dit le Lundi 27 août 2007 :
Ca fait un peu peur cet ostracisme.
Sur le fond je suis assez d’accord …mais on s’aperçoit que dans des sites ou l’interactivité est importante le javascript - qui ne doit pas être obligatoire - le devient par nécessité ( faire disparaitre certains champs de saisie en fonction d’autres choix par exemple ).
romuald a dit le Vendredi 10 octobre 2008 :
le problème est pas de savoir si on doit mettre ou pas du javascript, mais d’en mettre si on en a besoin et de gérer le cas où il n’est pas activé.