Mardi 13 février, une annonce tombe dans les milieux hi-tech et vidéoludiques : le géant de l’édition et du développement de jeux vidéo Electronic Arts a racheté une société de karaoké en ligne (online pour les gens fashions) : SlingShot. Ce qui peut paraitre anodin cache en fait un futur particulièrement imprévisible.
Voici toutefois ce que j’entrevois.
Les jeux vidéo et les jeux musicaux
Les jeux vidéo musicaux existent depuis belle lurette dans le monde des consoles et de l’arcade. On peut s’accorder à penser que le déclencheur fût Dance Dance Revolution (par Bemani, la branche musicale de Konami) … il y a plus de 10 ans, sur la Playstation première du nom.
En France ils ont connu un grand boom il y a 3 ans avec la popularisation des bornes DDR dans les fêtes foraines et par la progression de l’édution japonisante de nos chères têtes blondes. Ce phénomène a également été aidé par la récente franchise de Sony : SingStar.
Quid d’Electronic Arts
Revenons-en à la société Electronic Arts (également appelée EA), américaine d’origine. Elle est peu connue pour ses jeux musicaux et pour cause, il n’y a actuellement pas de forte franchise dans leur catalogue. En jetant un oeil dans le passé, on peut se rappeler que la firme a créé un label musical EA Recordings. Ce label était chargé de vendre des bandes-originales de jeux (très en vogue depuis GTA III) à la fois dans le circuit classique mais aussi sur iTunes histoire de remplir vos iPods.
Aujourd’hui Electronic Arts crée un lien entre les jeux vidéo et Internet. Il suffit de lire que l’acquisition de Slingshot sera intégrée au sein de la division Sim’s de la firme et que ses compétences seront partagées avec d’autres branches du tentaculaire éditeur / créateur de jeux vidéo.
Mon avis sur cette acquisition
Imaginer un Sim’s 2 : chantons ensemble ou un site Internet Sim’s Online Karakoé ne serait qu’un début de cette stratégie. Avec l’intégration de SlingShot, ce concept de jeux aurait une durée de vie quasi-infinie puisque seulement limitée aux MP3 des joueurs. Saupoudrez le tout de partage musical, de communauté, d’intégration dans les Sim’s (karaoké hebdomadaire chez Georges, votre voisin grassouillet qui tente de s’intégrer dans le quartier), de vente en ligne des musiques originales et le cocktail est là, capable de détrôner SingStar (dont le succès n’est plus à prouver) tout en générant une masse de revenus à peu de frais.
L’arrivée de la Wii est très intéressante car elle cible avant tout la catégorie des casual gamers : ceux qui jouent comme ça, juste pour se détendre, sans avoir besoin de pousser le jeu dans ses moindres recoins. Cela ne va que davantage populariser ces jeux au concept simple, facile d’accès et qui parlent (ou chantent) à tout le monde.
Chanter avec ses copines sur ses propres compositions et comparer ses scores avec des groupes concurrents a de quoi crée un buzz énorme.
Mais Buzz, c’est un tout autre jeu


















Commentaires
Et tu trouves ça bien ou mal ? (toi qui aime tant chanter :p)
Je trouve ça positif car j’aime beaucoup les interactions possibles entre plusieurs secteurs. Il n’y a pas encore de convergence à proprement parler (musique, ciné et jeux) mais les synergies se créent et on a tout à y gagner. Les éditeurs aussi car ils ont plein de possibilité de faire payer du contenu aditionnel
[...] La Case de l’Onc’ Tom « Sim’star [...]
Un jeu de musique d’EA… avec une sortie sur 360 j’imagine déjà le jeu de base avec seulement une petite dizaine de morceau et des centaines de disponible sur le MarketPlace pour plein de Microsoft Points :p
jadore
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