Jouer c’est bien. Jouer à de bons jeux c’est mieux. C’est pourquoi je vais vous épargner quelques deniers qui auraient été injustement dépensés … ou le contraire. J’entame un nouveau format de présentation : les tests rapides. Ca m’évite d’avoir à écrire tout une page dédiée pour chaque jeu … surtout quand il n’en vaut pas la peine.
Bref pour commencer, quelques jeux en apparence sympathique. Attention y’a de la bonne daube qui s’y cache et ce n’est pas celle que l’on pourrait croire :
- Worms Open Warfare sur Nintendo DS
- Worms Open Warfare sur Sony PSP
- Elite Beat Agent sur Nintendo DS
- Titeuf : mission Nadia sur Nintendo DS
Worms Open Warfare (Sony PSP)

Ah Worms. Un jeu où les sadiques sont les grands gagnants. Derrière l’air innocent des vers de terre vous servant de soldats se cachent de véritables machines à 1) creuser, 2) tirer, 3) brûler, 4) détruire. Des bestioles très polyvalentes en somme.
Il s’agit du premier épisode inédit en 2D de Worms depuis Worms World Party et le moins que l’on puisse dire c’est que les possesseurs de PSP apprécieront. La réalisation est soignée avec des graphismes bien au-dessus des versions PC / Dreamcast et une maniabilité similaire. Les petites vidéos introductives sont toujours présentes mais, parce qu’il y a un “mais”, le nombre d’armes est relativement réduit et est bien loin de l’exotisme de ses prédécesseurs. Adieu la bombe banane, l’attaque des moutons français, le super mouton ou l’âne de ciment. Un armement de base, rien de plus.
Côté modes de jeu, le solo se résume à de simples parties rapides et des “défis”. Les parties rapides génèrent un terrain aléatoire mais sans le côté personnalisation qui faisait le charme de la série. Les défis sont en revanche à l’instar de ses aînés, des niveaux où l’intelligence artificielle progresse d’un cran à chaque victoire.
Pour le multijoueurs, il faudra de suite oublier le WormNet permettant le jeu en ligne à travers Internet : vous devrez obligatoirement avoir des amis (dur dur), chacun muni d’un exemplaire du jeu. Pas de partage qui tienne.
Conclusion : j’ai bien apprécié cet épisode pour le travail graphique apporté mais ça s’arrête là. L’intelligence artificielle est mauvaise, lente à jouer. Pour 30€, je préfère largement me rabattre sur un coffret contenant 2 à 3 épisodes différents sur PC : plus d’armes, plus de personnalisation, plus de jeu en réseau.
Worms Open Warfare (Nintendo DS)

Avec le stylet remplaçant la souris, on pouvait s’attendre à une excellente adaptation de Worms à laquelle se serait ajoutée une précision sans faille. Il n’est rien mais alors rien du tout.
La capture d’écran parle d’elle-même. Elle est limite plus jolie que le jeu en pleine action : c’est vilain et, détail, l’écran de jeu est celui du haut. En clair, ne comptez pas sur l’écran tactile pour viser. Il n’est là que pour choisir (difficilement) son arme ou déplacer l’angle de vue. Son utilisation est d’ailleurs totalement rébarbative puisqu’il faut utiliser la croix directionnelle pour diriger son vers mais également les boutons pour tirer et sauter.
La version DS est estropiée : pas de vidéo amusante, musiques minables, aucun détail. On se croirait revenir sur Super NES (version pas très réussie au passage), ce qui n’est pas très gratifiant pour cette dernière. Le seul avantage par rapport à la version PSP : le multijoueurs local avec une seule cartouche. Ca sera paiera avec des temps de chargement longuets, l’impossibilité pour le joueur de contrôler sa vue lorsqu’il ne joue pas, des explosions et une IA à la ramasse.
Conclusion : même à 5€ je n’en voudrais pas. Totalement injouable, cette version DS est une honte. On voit clairement qu’elle a été développée à partir de la version PSP par un pauvre stagiaire au fond de son placard, gavé à la pizza aux anchois nuits et jours pendant une semaine, le temps de pondre cette daube infâme. Heureusement pour lui que la peine de mort n’existe plus en France …
Elite Beat Agent (Nintendo DS)

Elite Beat Agent c’est le pendant occidentalisé de l’excellentissime Ôendan, exclusivement en japonais. Mais mieux qu’un simple changement de playlist, ce sont également quelques agrémentations intelligemment apportées : la possibilité de passer les introductions de chaque niveau, des niveaux cachés, la possibilité d’enregistrer ses replays.
Bref, si Ôendan vous a plu, Elite Beat Agent vous plaira également … ou pas. Car il faut pouvoir supporter la sélection musicale richement composée de punk et autre pop américaine. Question de goût mais personnellement je n’aime pas du tout. Difficile dans ce ce cas d’adhérer au rythme. Si Ôendan jouait beaucoup sur les contre-temps, c’est tout l’inverse avec vos agents chéris.
Conclusion : si la pop et le punk ne vous font pas peur, Elite Beat Agent est fait pour vous. Il a su corriger le peu de défauts de son aîné en proposant quelques plus sympathiques. Un jeu musical vraiment plaisant quoi qu’il en soit.
Titeuf : mission Nadia

Sorti peu après le lancement de la console, Titeuf : mission Nadia avait tout du jeu utilisant une licence populaire auprès de nos chères têtes blondes au détriment d’un jeu bien pensé. Et pourtant, malgré sa réalisation faiblarde, force est de constater que les développeurs se sont quand même creusés le chou pour proposer une foultitude de missions dans l’esprit de la bande-dessinée (humour d’ado pré-pubère un peu trash mais toujours mignon). L’utilisation du stylet est souvent au centre des jeux, toujours de manière naturelle et relativement précise.
Je ne suis pas allé jusqu’au bout du jeu mais visiblement la durée de vie avait l’air de répondre présent. Je pense qu’il faut compter une petite dizaine d’heures pour en venir à bout. C’est donc un jeu qui peut être mis sans crainte dans les mains de la nièce ou du neveu. Les plus grands s’en lasseront probablement plus vite, la faute à une certaine linéarité dans l’obtention des missions.
Conclusion : l’originalité et la variété des missions sont une excellente surprise pour un jeu qui ne paie pas de mine de prime abord. Il amusera facilement les plus jeunes et détendra les vieux que nous sommes devenus. Un achat dispensable mais qui fera mouche à tout enfant de moins de 12 ans


















Commentaires
J’aime bien cette formule, simple, rapide et efficace :p
Excellente idée que ces tests rapides ! Et tu évites l’écueil de la note/des pourcentages tellement subjectifs.
J’apprécie ce genre d’avis critique et personnel, ça apporte une valeur-ajoutée réelle à coté des tests formatés de la “presse” du web.
Sinon je ne me souvenais plus qu’il y avait une version de Worms sur SNES
Tu peux trouver quelques images de Worms Super NES et Worms Game Boy.
Pour la prochaine fournée de jeux, il y’aura Megaman ZX et Hotel Dusk, entre autre
Ah Megaman ZX, ça fait longtemps que je lorgne dessus, mais la sortie européenne se fait trop attendre… Du coup j’hésite à prendre la version US ou bien essayer un Megaman Zero (le 3 ou le 4)
[...] mais plutôt sur la sélection musicale. Autant j’avais adoré celle du premier volet (mais peu apprécié celle de son homologue américain), autant je me suis vraiment ennuyé sur celle-ci. J’ai dû me forcer pour passer 10 niveaux [...]
[...] J’ai dézingué le premier volet de Worms Open Warfare (que ce soit sur DS ou PSP même si cette dernière s’en tirait mieux) et je ne reviendrai pas sur cette opinion qui n’a pas bougé. J’ai du coup été agréablement surpris de ce deuxième volet sorti rapidement après puisque six mois à peine les séparent. [...]
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