De toutes les matières enseignées durant mon cursus scolaire, celle qui m’a le plus marqué fût l’
Sa spécialité était le cinq-cinq : une interrogation écrite sur un quart de feuille, 5 questions, 5 minutes, 5 points. Vu qu’on avait droit au cinq-cinq à chaque début de cours, inutile de dire que tout le monde révisait ses leçons avant de venir. Les questions étaient pour la plupart du temps improvisées, en parcourant le cahier d’un élève pris au hasard. Cerise sur le gâteau, on avait droit aux réponses après avoir rendu les feuilles donc on en devinait nous-même les notes !
Au final, le système était entrainant : les élèves se prenaient au jeu, avaient droit à l’erreur et pouvaient se rattraper. Mais 5 questions ça signifie aussi bien connaitre sa leçon sous peine de passer à côté du détail fatal. En parlant de question, celle-là avait marqué tous les garçons de la classe : qu’est-ce qu’une verge ?. Les idées mal placées en feraient presque oublier qu’il s’agissait d’un instrument de châtiment.
Un prof, une méthode. Bonne ou mauvaise, il faut composer avec.











gazza8 a dit le Samedi 10 mars 2007 :
Et bien moi je me suis beaucoup intéressé pour l’histoire à partir… de la Terminale ! Idem, grâce à un prof passionant (Gérard Manfé - ça ne s’invente pas - qui se mettait à mimer les soldats mitraillette à la main en racontant la guerre du Vietnam !), il a failli me susciter une vocation, puisque je me suis inscrit en fac’ d’histoire l’année suivante.
Là par contre, grosse désillusion tant dans le contenu (je me suis rendu compte que seules quelques aspects et courtes périodes m’intéressaient - 18ème et 20ème siècles d’un point de vue politique et économique) que dans la forme (importante demande de travail en autonomie). Pourtant, un prof (M. Chappey qui venait exprès de Paris - à Metz puisque c’est là que j’étais à la fac’) m’a fait aimé le 18ème siècle, là-aussi grâce à sa manière de donner les cours.
Incroyable comme un prof peut faire basculer la scolarité de ses élèves…