Tests rapides : Mystery Detective, Honeycomb Beat, Wario : Master of Disguise

Honeycomb Beat

Le jeu d’aventure semble revenir un peu à la mode ces derniers temps. C’est en tous cas ce que l’on peut penser en voyant les sorties rapprochées de Mystery Detective et d’Hotel Dusk : room 215. J’ai également déniché pour vous un jeu totalement inconnu et testé le dernier jeu de plates-formes signé Nintendo :

  • Mystery Detective (Nintendo DS)
  • Honeycomb Beat (Nintendo DS)
  • Wario : Master of Disguise (Nintendo DS)

Mystery Detective

Mistery Detective

Vous incarnez Mackenzie, une petite gosse aux yeux globuleux accompagnée de Funghi le petit champignon sur pattes. Vous êtes également un détective privé, à votre compte donc, mais plutôt risible face à la concurrence. A vous de vous emparez d’enquêtes pour le moins farfelues dans le but de vous tailler une réputation hors-pair.

D’entrée de jeu j’ai été frappé par les graphismes, originaux il faut le reconnaître, et l’ambiance qui s’en dégage. Tout est très bien léché, des animations jusqu’aux détails des prolifiques objets à l’écran. Peut-être un peu trop nombreux d’ailleurs car bien souvent, très peu d’entre eux ne proposent d’interactions avec votre personnage. Ce dernier se manie intégralement au stylet pour notre plus grand bonheur. Les déplacements sont d’ailleurs bien gérés. Un bon point pour l’utilisation intelligente et non gadget de l’écran tactile.

Ce n’est qu’après quelques minutes de jeu, lancées par un didacticiel simple et simpliste, que l’on se rend compte des quelques défauts. Il y en a peu certes mais ils ne font pas honneur au titre. Les indices peuvent se révéler aussi cocaces que l’univers : difficile de penser à emballer des champignons dans un sac recyclé avant de le placer au micro-ondes …
C’est également sans compter sur la linéarité imposée des actions possibles - défaut récurrent des point ‘n click. Les enchaînements se révéleront eux aussi farfelus à trouver et il m’a fallu retourner plusieurs fois les différents écrans au pixel près pour trouver un indice, tout sauf évident.

Conclusion : Je ne saurai que trop conseiller d’attendre la sortie du jeu en occasion ou à prix budget (20€) sous peine d’une probable déception face aux énigmes proposées. Une suite étant dores et déjà en chantier pour Mystery Detective, gageons qu’elle gomme les vilains défauts de ce jeu pourtant si prometteur au premier abord. On y croit !

Honeycomb Beat

Honeycomb Beat

On connaît bien Hudson pour ses Bomberman mais qui connaît Honeycomb Beat ? Personne. J’avoue que j’en n’avais à peine entendu parler et je suis retombé sur ce titre en voyant une vidéo du stand Hudson lors de la Game Developper Convention en ce début de mois de mars. Vous aviez aimé Polarium ? Vous allez adorer Honeycomb Beat !

L’abeille est la mascotte de la firme japonaise Hudson. Elle est mise à l’honneur puisque ce jeu de réflexion pure met en scène des damiers en forme de nids d’abeille. Un peu à l’instart de Polarium, chaque niveau d’Honeycomb Beat vous invite à unifier la couleur des dalles du jeu : on les veut blanches et c’est tout !
La théorie est donc simple : une pression sur une case la retournera et inversera sa couleur. Si elle était jaune, elle devient blanche et vice-versa. Mais toutes les cases adjacentes seront également retournées ! Saupoudrez le tout d’une limitation de nombre de touchés, rajoutez quelques objets modifiant le comportement des dalles et vous obtenez Honeycomb Beat.

Ce jeu apporte tout ce qu’il manquait à Polarium : le côté graphique un peu plus attrayant, des musiques plus péchues et un nombre de niveau conséquent (au moins 200). Sachant que je commence à caler aux alentours du niveau 70, ça laisse une belle marge de progression. D’ailleurs cette dernière s’effectue également en nid d’abeilles : chaque ligne de la carte des niveaux contient 10 nids. Chaque nid terminé débloque tous les niveaux adjacents. Les plus téméraires pourront donc s’aventurer rapidement dans les niveaux élevés avant de comprendre qu’il faut avant tout maîtriser les basiques.

Conclusion : malheureusement cantonné au Japon uniquement, Honeycomb Beat est une belle surprise sortie de nulle part par un éditeur en déclin. Les menus sont pour la plupart tous sous-titrés en anglais (malgré quelques fautes) et facilitent donc le travail d’import qui pourrait en attirer plus d’un. Un multijoueurs local aurait été le bienvenu ainsi qu’un mode de jeu en ligne. On lui pardonnera ce moindre mal par un prix réduit.

Dernière minute : je viens de voir que le jeu allait sortir aux Etats-Unis pour 25$. Une bonne nouvelle pour les réticents et pour les amateurs d’import : les prix sont en général encore plus bas qu’au Japon !

Wario : Master of Disguise

Wario : Master of Disguise

L’ignoble Wario s’est toujours fait remarquer sur consoles portables. En dehors, il ne brille guère par ses qualités à part lorsqu’il est mêlé à ses comparses dans les Mario Party. Malgré tout, mon épisode préféré reste Virtual Boy Wario Land.
C’était donc avec plaisir que j’attendais ce nouvel épisode, le premier sur la console aux deux écrans de Nintendo.

Inventeur à ses heures, mégalomane et surtout omnibulé par l’argent, Wario se retrouve entrainé dans son poste de télévision pour ensuite volet un sceptre magique à un célébrissime magicien. C’est alors qu’il apprend l’existence d’une pierre exauçant n’importe quel voeu. Cupide au possible, il entreprend donc de réunir cette pierre, originalement dispersée en plusieurs morceaux dans différents niveaux.

Graphiquement parlant, on ne peut pas dire que le jeu fatigue la DS. On reste au niveau de la Game Boy Advance avec un soupçon de détails en plus. Wario Land 4 était même mieux réussi à ce niveau. Côté maniabilité, un jeu Nintendo reste un jeu Nintendo (à l’exception de New Super Mario) et il n’y a rien à redire.
Les transformations de Wario étant une des particularité de la série, ils sont ici repris mais sous forme de déguisements. L’erreur fatale du jeu a été d’obliger le joueur à dessiner ces foutus déguisements pour s’en équiper. Je n’ose pas croire que ça n’a choqué personne dans les studios de développement car c’est tout simplement horrible : lâcher sa console pour prendre le stylet et dessiner tant bien que mal la forme (compliquée la plupart du temps) pour s’en équiper casse tout le rythme. Pour continuer dans les frustrations, parlons aussi de l’obtention des trésors. Des coffres sont répartis ça et là. Pour s’emparer de leur contenu, il faudra impérativement réussir un mini-jeu aléatoire. Le principe est rafraîchissant au départ mais lorsqu’il y a 3 à 5 coffres par pièce, on aimerait des fois avancer un peu plus vite.

Conclusion : je ne suis pour l’instant pas allé jusqu’au bout du jeu et malgré une durée de vie plus que prometteuse, l’intérêt du jeu est complètement tué par l’utilisation néfaste de l’écran tactile. Pour le coup, avoir sous-traité la licence à un studio peu habitué au genre n’a vraiment pas servi le gros nain jaune à se refaire une réputation. Je ne recommande même pas l’achat, à part pour les amateurs de l’énergumène et encore, au-delà de 15€ ça serait cher payé.

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Tests rapides : Mystery Detective, Honeycomb Beat, Wario : Master of Disguise” a été publié le Samedi 24 mars 2007 à 13:00.
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2 commentaires : publier le mien ?

  1. gazza8 a dit le Samedi 24 mars 2007 :

    Incroyable le coup de dessiner les costumes dans Disguise ! Incroyable le nombre de softs qui patissent d’une utilisation inappropriée du stylet :-\ Je vais en faire une liste…

    Proportionellement, ça n’atteint pas le taux de jeux Wii qui ont une jouabilité gâchée par l’usage Wiimote-Nunchuk, mais globalement, les nouveaux “supports” de jeu de Nintendo me laissent pour l’instant de marbre.

  2. Oncle Tom a dit le Lundi 2 avril 2007 :

    Ca ne serait pas gênant de dessiner les costumes si leurs changements ne devaient pas être aussi fréquents. Un costume en particulier t’immobilise donc tu es obligé de retracer un dessin pour rechanger de costume. Intéressant sur le papier mais lourd en pratique.
    En revanche dans les mini-jeux ce n’est pas gênant car il n’y a pas ce mélange pad / écran tactile. La profusion des jeux, par contre, est plutôt lourde.

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