
J’ai troqué perceuse et pistolet à colle contre Nintendo DS et PSP. J’avoue que ça fait du bien de se faire la main sur des jeux que j’attendais et cette sélection mi-DS mi-PSP est intéressante. La fin du mois d’octobre est d’ailleurs très aggressive avec The Legend of Zelda : Phantom Hourglass et Castlevania : The Dracula X Chronicles.
Bref, place aux jeux :
- Worms Open Warfare 2 sur Nintendo DS et PSP
- Nervous Brickdown sur Nintendo DS
- Tingle RPG sur Nintendo DS (aka Freshly-Picked Tingle & Rosy Rupeeland)
- Crush sur PSP
Worms Open Warfare 2

J’ai dézingué le premier volet de Worms Open Warfare (que ce soit sur DS ou PSP même si cette dernière s’en tirait mieux) et je ne reviendrai pas sur cette opinion qui n’a pas bougé. J’ai du coup été agréablement surpris de ce deuxième volet sorti rapidement après puisque six mois à peine les séparent.
La version Nintendo DS ressemble encore et toujours à du portage allégé avec une utilisation de l’écran tactile anecdotique mais il y a globalement du mieux : davantage d’armes (dont quelques nouvelles : tourelle de défense, bison, boomerang etc.), graphismes plus soignés (fonds animés, vers mieux animés et plus détaillés) et surtout une intelligence artificielle moins artificielle. Vous n’attendrez plus 10 secondes pour que les vers gérés par la DS bougent et (se) tirent (dessus).
Le mode de jeu en ligne est également très sympa bien que relativement désert. S’il y a 4000 joueurs en tout dans le monde entier, c’est le bout du monde. Et en pratique j’ai souvent eu à attendre de nombreuses minutes avant de trouver un adversaire.
Le multijoueurs mono-cartouche est laborieux puisque limité à deux joueurs (dont vous) et souffre de désynchronisations récurrentes. Je n’ai jamais réussi à terminer la moindre partie dans cette configuration.
Worms Open Warfare 2 sur PSP est encore mieux réalisé et flattera vos rétines : vers animés avec détail, explosions gavées de particules et d’effets de lumière, lisibilité de l’écran avec plusieurs niveaux de zoom. La qualité des vidéos est également excellente et c’est sans parler des musiques qui surpassent sans effort la version DS.
Le multijoueurs en ligne passe par le réseau Wormnet, celui-là même qui hébergeait déjà vos parties de Worms 2 dans le temps.
Cette mouture paraîtrait même idyllique si seulement je n’avais pas trouvé la maniabilité inférieure à celle de la version DS : les vers sont moins précis dans leurs mouvements et semblent plus « lourds ». Impossible de les faire adhérer aux petits rebords ce qui empêche quelques coups de folie calibrés au pixel près.
Quoiqu’il en soit, cue ce soit sur l’une ou l’autre des consoles, Worms Open Warfare 2 est un bon choix malgré quelques défauts persistants. A gommer dans Worms Open Warfare 3 l’année prochaine ?
Nervous Brickdown

Nervous Brickdown c’est le retour du casse-brique tel qu’on a pu le connaître à l’époque d’Arkanoid ou Breakout mais avec une dose de folie en plus. Le concept a été totalement revisité par le jeune studio Arkedo et ce, avec réussite et inventivité.
Ce n’est pas un mais plusieurs casse-briques qui sont disponibles puisque chaque mode de jeu en change les règles et la manière de l’appréhender. On se retrouve du coup dans des modes faisant penser à Tron (Speed), au Micro Machines (Curve), à du vieux Game & Watch (Water), à Pac-Pix (Paper) et même un peu à Ikaruga (Switch), c’est dire.
Chaque mode propose son petit challenge comme réussir les niveaux sans perdre une vie, en éliminant toutes les briques, en éliminant 5 blocs d’affilé etc.
La difficulté ne devrait pas rebuter grand monde, son prix non plus (30€ neuf) mais certains modes sont moins accessibles que d’autres, le shmup notamment car il est difficile d’esquiver les tirs, de diriger la bille et d’éviter le game over en, même temps.
Le mode multijoueurs gagnerait à être amélioré avec davantage de modes et pourquoi pas, davantage de joueurs dans un style « Pong à 4 joueurs ».
Ce titre reste en tous cas une excellente surprise et une bonne bouffée d’air frais dans un type de jeux depuis longtemps voué à prendre la poussière.
Tingle RPG

Tingle c’est l’anti-héros de la série The Legend of Zelda apparu pour la première dans The Legend of Zelda : Majora’s Mask. Porté par son balon, il distribue ses plans moyennant quelques rubis. Tingle à Rubis Land c’est la consécration pour le personnage le plus inutile et le plus loufoque de la série à la Triforce.
Genèse de cet incapable, ce jeu sur Nintendo DS retrace ses débuts, ses premiers amours avec la cartographie et surtout, ses prédispositions pour le moins explicites. La première chose qui m’est venue à l’esprit, c’est ce côté « gay » exagéré qui transpire de ce costume vert moulant bordé d’un slip rouge. Superman n’en rougirait pas de ridicule. A croire que Rubis Land c’est un miroir déformé d’Hyrule où tout le monde est moche et gay. Le Duc, fumeux bâtisseur de pont, en est le meilleur représentant avec sa salopette juste-au-corps, sa moustache finement rasée, son casque et sa pioche dans un style très village people …
Malgré cette aberration permanente dans le monde de Zelda, Tingle RPG apporte une gestion on ne peut plus simplifée du jeu d’aventure avec un point majeur sur lequel repose le jeu : votre porte-feuille et votre jauge de vie ne font qu’un puisque c’est le nombre de rubis qui détermine votre santé. Le Game Over pointera le bout de son nez dès lors que votre compteur de rubis aura atteint zéro. Quand on a en tête que toute information (y compris les dialogues entre personnages) se monnaie, que la moindre blessure grève votre compteur de rubis, toute solution pour en engranger sera la bienvenue.
Directement pompée à Cooking Mama, l’atelier de cuisine offre des recettes libres ou prédéfinies (trouvées dans la nature ou payées … en nature ?). En mélangeant des ingrédients pour la plupart obtenus en fin de combat, vous aurez l’occasion de remplir des flacons de mixtures plus ou moins digestes et se revendant contre une bonne somme de rubis.
Doublé d’une collectionnïte aiguë (cartes, recettes, objets en or etc.), Tingle à Rubis Land est un traitement de choc contre l’avarice. Un coup de la société de consommation ? Cela n’épargnera pas une difficulté progressive aux paliers rapprochés mais qui se heurte à quelques défauts de conception, notamment dans la gestion des compagnons et la frustration d’avoir à toujours négocier des rubis pour la moindre babiole … négociations qui peuvent coûter cher puisque même en cas d’erreur, vos rubis sont tout de même empochés par l’interlocuteur. Rageant.
Sans être exceptionnel, Tingle à Rubis Land mérite un coup d’oeil (ou de rubis) pour se faire une idée et pourquoi pas succomber à un jeu pour le moins loufoque et ne se prenant pas au sérieux.
Crush

Crush fût l’occasion pour moi de dépoussiérer (encore une fois) ma PSP et de voir qu’elle ne supportait définitivement pas une inactivité chiffrée en semaines. Chargée à bloc, elle accueille le petit OVNI nommé Crush. Edité par SEGA et premier jeu du petit studio Zoe Mode, il réunit 2D, 3D et casses-tête.
Victime d’insomnie, Danny est convié à utiliser Crush, machine capable d’analyser les troubles les plus marquants. Un peu à la manière de Psychonauts, vous errerez dans votre conscience en tentant d’en résoudre les énigmes.
Les niveaux usent et abusent pour notre plus grand plaisir du basculement du niveau d’un environnement en 3D à de la 2D. Cette technique permet de casser les distances, d’aplatir les profondeurs et d’accéder ainsi à des zones inaccessibles. La formule est gagnante et oblige du coup à une véritable contorsion des méninges pour tenter de visualiser dans sa tête la meilleure vue à adopter pour franchir des distances impensables.
Ce challenge est en tous cas prenant et implémente régulièrement de nouveaux éléments aux comportements variés en fonction de la vue adoptée. C’est à mes yeux une réussite bien que l’on se perde parfois dans les boutons et le stick pour choisir son angle de caméra et diriger son personnage mais franchement, c’est peu comparé à la gymnastique intellectuelle que procure Crush, un jeu qui cache bien le sien.
Une des plus grandes réussites de la ludothèques PSP, originale qui plus est.



















Commentaires & rétroliens
Ah, je les attendais les nouveaux tests rapides
Concernant Crush, c’est bien l’un des rares jeux qui me donnent envie d’acheter une PSP. Pourquoi je ne le fais pas ? Parce les sempiternels problèmes du genre « on se perde parfois dans les boutons et le stick pour choisir son angle de caméra » sont de trop pour moi !
Sinon a propos de la ludothèque DS, ça suit toujours le meme filon : adaptation de jeux micro (worms), presse-citron de grosse licence (Tingle dérivé de Zelda) et « casual gaming » (N.Brickdown), dommage pour moi !
C’est un peu réducteur pour la DS
Phoenix Wright, Advance Wars, Final Fantasy + Dragon Quest (même si rééditions), Ninja Gaiden etc. C’est loin d’être que du portage bête et méchant.
Certes la part de jeux casual a bien progressé (surtout depuis le succès de la Wii) mais je trouve qu’elle reste toujours autant alimentés en bons jeux.
Pour être honnête, je ne sais pas si le public se rend compte des histoires de boutons mais personnellement ça me gêne quand c’est sujet à ambiguïtés. Sur les consoles Nintendo je n’ai jamais eu ce problème (sans mauvaise volonté).
Pour Dragon Quest et Ninja Gaiden, attendons de voir le résultat final (la déception pointe le bout de son nez…) !
Sinon je sais reconnaitre la qualité de certains softs DS : je joue à Metroid Prime Pinball (c’est d’ailleurs ton test rapide qui m’en avait donné envie) et il est vraiment bon. Les 2 Castlevania (Dawn of Sorrow et Portrait of Ruin) sont excellents, Mario Kart DS et New Super Mario Bros sortent largement du lot, etc.
Concernant l’ergonomie de la PSP : c’est bien l’un des gros points négatifs (avec les temps de chargement, la faible autonomie, etc.) qui a fait perdre Sony dans le duel des portables.
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