Tests rapides : Starfox Command, Digidrive, Zelda Phantom Hourglass, Prism

Zelda : Phantom Hourglass (screenshot)

C’était obligé : après une série de tests de jeux vidéo PSP il fallait bien que je m’occupe de la Nintendo DS. En extra je place un jeu Game Boy Advance bizarroïde mais qui m’aura paradoxalement plus convaincu que les autres. Il faut dire que je suis particulièrement friand des jeux à concept qui n’intéressent que quelques pèlerins.

Au programme, du connu, du très connu, de l’inconnu et du fantômatique :

  • Digidrive
  • Prism : Light the Way
  • Starfox Command
  • The Legend of Zelda : Phantom Hourglass

Digidrive (screenshot)

Digidrive

Tant qu’à faire, autant commencer par le jeu atypique pendant que je tiens votre attention ;-) Digidrive fait partie de la collection Bit Generation. Il s’agit d’une collection de jeux exclusivement GBA sortie suite au succès des Touch Generation sur Nintendo DS. Nintendo pensait qu’il y avait un marché de vieux joueurs prêt à mettre 10€ dans un jeu en 4 couleurs et aux sonorités des temps passés. Certes ce marché existe mais se confine au Japon et à quelques curieux.

Digidrive c’est un jeu de réflexion à score avec un côté simili-musical. L’aire de jeux se découpe en une croix. Chacune de ses branches peut stocker une couleur différente, la zone centrale étant neutre et servant à orienter les plots de couleurs dans la bonne direction.
On ne fait que ça dans le jeu, “attendre”. Des plots de couleurs arrivent des 4 branches. À nous de les empiler à l’endroit adéquat et de préférence, vers une branche ayant pris la même couleur. En effet, au bout de 5 plots empilés, la branche se colore et une jauge apparaît. Elle continuera à se remplir tant qu’elle recevra des plots de même couleur. Si un plot de couleur différente arrive, la jauge est redistribuée dans toutes les branches contenant une jauge.
Et s’il n’y en a pas, c’est le drame : la jauge est perdue.

De temps à autre un plot clignotant traversera l’écran et videra la branche en question. Selon la taille de la jauge, cela propulsera une cible sur un mètre étalon (côté droit de l’écran). Le seul moyen de perdre, c’est que cette cible se fasse rattraper par un curseur. Plus vous jouez longtemps, plus il progressera vite et vous obligera à vite progresser.
Il y a quelques astuces pour rapidement augmenter ses jauges rassurez-vous ;-)

J’ai vraiment accroché à Digidrive pour son côté dynamique, arcade et carrément décalé. Son côté musique 8 bits couplé à de l’électro et son concept m’ont fait jouer de bonnes heures. On peut d’ailleurs s’y repencher dessus à tout moment, n’importe quand puisqu’il n’y a ni histoire, ni scénario, ni trame à suivre.
Il est également jouable en multijoueurs mais uniquement avec l’adaptateur sans fil. Un bon jeu, pour celles et ceux susceptibles d’aimer ;-)

Prism : Light the Way (screenshot)

Prism : Light the Way

Prism reste dans cette optique de jeu de réflexion mais jouera sur la lumière et … l’optique (la transition rêvée ;-)).
Le principe consiste à illuminer tous les capteurs de lumières avec un rayon lumineux de leur propre couleur. Il peut d’ailleurs y avoir 1 à plusieurs solutions pour résoudre la centaine d’énigmes du jeu à la difficulté croissante. Chaque série d’énigmes joue sur une technique différente, techniques qu’il faudra à force combiner pour espérer réussir le tableau. Ces tableaux éparpillent miroirs, prismes colorés et autres concentrateurs et séparateurs de lumière.

Le jeu est accompagné d’autres modes de jeux :

  • contre-la-montre
  • sans fin
  • multijoueurs

Ce dernier mode, le multijoueurs, propose soit une coopération soit un duel. La coopération étale l’énigme sur deux écrans, chaque joueur devant travailler de concert pour se refiler les rayons lumineux. Il est jouable à deux maximum avec une cartouche en mode partage. Bien pensé mais ça aurait pu être sympa à encore plus.

Prism a d’emblée été vendu à prix doux (30€) mais surtout en petites quantités. Je me souviens l’avoir trouvé par hasard et c’était le seul jeu de la boutique, facilement une semaine après son lancement. Ce jeu accueille d’ailleurs avec un homme à Richard Joseph, compositeur de la grande époque avec des titres comme Speedball 2 : Brutal Deluxe et Defender of the Crown. Malheureusement la musique est répétitive, lassante et surtout … unique. Un peu de variété n’aurait pas fait de mal.

Starfox Command

Starfox Command

Joueur de la première heure de l’increvable Starfox sur Super NES, déçu par Starfox Adventures et Starfox Assault (juste pour ses phases terrestres), j’attendais avec impatience la sortie de Starfox Command. Je l’étais d’autant plus que le jeu revenait aux sources avec uniquement du vol spatial et … des phases tactiques.

Ces phases tactiques parlons-en. Si leur intérêt est discutable, j’ai trouvé leur présence bien fichue. Au lieu d’enchaîner les niveaux les uns à la suite des autres, il faut cette fois déplacer ses vaisseaux comme des pions sur une région, les faire intercepter les ennemis et libérer des villes sous l’emprise ennemie. Tout ceci en un nombre de tour limité ; chaque libération apportant 2 tours supplémentaires.
L’inconvénient c’est que du coup, tous les niveaux sont des arènes avec un ratio d’ennemis à abattre. Comme je le lisais ailleurs, on a l’impression de se retrouver dans un mode multijoueurs mais en solo. C’est un peu ça puisqu’on se contente d’enchaîner des dogfights.

Fort heureusement le scénario est là pour rattraper ce point noir. Bien que bardé de dialogues minables, le jeu propose des tas d’embranchements scénaristiques permettant d’explorer les bonnes et mauvaises fins, avec les gentils ou les méchants. On apprend ainsi pas mal de choses sur les personnages dont Andross lui-même. Vous aurez même l’occasion de jouer avec son fils dont le chasseur est méchamment puissant !
Un bon petit jeu, pas autant qu’espéré mais trouvé en soldes à 10€ alors je ne m’en plaindrai pas ;-)

Zelda : Phantom Hourglass (screenshot)

The Legend of Zelda : Phantom Hourglass

J’ai gardé le meilleur pour la fin avec Zelda : Phantom Hourglass … ou pas.
Phantom Hourglass se place “historiquement” juste après Wind Waker, un de mes épisodes favoris. Il en reprend même l’aspect graphique ! Bien évidemment il y a un problème avec Tetra, bien évidemment vous êtes le seul héros dans le coin et bien évidemment il va y avoir un terrible danger.

On se fera d’ailleurs un plaisir d’enchaîner les donjons les uns à la suite des autres sauf que :

  • il n’y en a pas tant que ça
  • la difficulté est au point mort
  • donner la réponse aux énigmes dans les énigmes, fallait le faire

Autrement dit il est impossible de mourir tellement le jeu est simple, gavé de cœurs et téléphoné. Dommage car il avait vraiment tout pour lui, l’ambiance et l’étendue navigable. Celle-ci est d’ailleurs réduite à 4 pauvres malheureuses étendues qui paraissent bien minuscules par rapport à son aîné.

Ce serait injuste de ne pas citer l’utilisation quasi-parfaite de l’écran tactile. Si on excepte les passages de navigation où la mauvaise idée fût de mettre des options sur le chemin du stylet, le maniement du personnage, l’utilisation des armes et la précision sont excellentes. Tous les jeux en vue du dessus devraient se jouer ainsi.

Malheureusement je suis resté sur ma faim avec une linéarité totale, que ce soit dans l’action ou dans les musiques : TOUTES PAREILLES. J’ai bien peur que le jeu ait dû être tassé pour tenir dans une cartouche de 128Mo, maximum technique actuellement consenti. C’est terriblement dommage car le jeu aurait pu être beaucoup avec 2 à 4 fois plus d’étendue navigable. Un Zelda fantomatique mais qui m’inquiète, Twilight Princess ayant été dans cette même lignée.

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Tests rapides : Starfox Command, Digidrive, Zelda Phantom Hourglass, Prism” a été publié le Mardi 22 janvier 2008 à 7:00.
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6 commentaires : publier le mien ?

  1. Gressmon a dit le Mardi 22 janvier 2008 :

    Totalement d’accord avec toi pour Zelda. J’en attendais beaucoup et au final, même si la maniabilité est très bonne, je me suis fais chier le jeu était trop facile, sans aucune grosse surprise … du moins en solo. Car tu ne parles pas du mode multi qui est quand même vachement sympa en ligne je trouve !

    Starfox est pas mal aussi, par contre j’ai vraiment pas le courage de le faire a fond tellement y’a de fins possibles ! Encore une fois y’a un mode multi en ligne qui, même s’il est basique, permet de se fritter contre autre chose que l’IA.

    Prism j’avais regardé vite fait les critiques, ça m’emballait pas, j’avais d’autres jeux à fouetter :P

    Digidrive je connaissais pas quand tu l’avais commandé, et à vrai j’ai rien compris à tes explications. 2-3 et une vidéo de Youtube plus tard et finalement c’est pas si tordu que ça en à l’air, par contre je le qualifierai pas de dynamique pour ce que j’en ai vue …

    En tout cas merci pour ces petits tests :)

  2. Oncle Tom a dit le Mardi 22 janvier 2008 :

    Dans Zelda le seul challenge c’était le temple fantôme (celui de la première ile, au temps limité). J’avoue que j’adorais y redescendre pour gagner du temps et découvrir tous les secrets.
    Le multi est sympa en effet, j’ai oublié de le mentionner.

    Par contre celui de Starfox, je n’ai pu l’essayer sur Internet : j’ai eu beau attendre, je n’ai jamais pu rejoindre une partie. Les joueurs arrivaient et repartaient donc j’en ai eu marre. En revanche en local à 6 jours avec une cartouche c’est bien sympa. La limite de temps (2 minutes) l’est beaucoup moins par contre.
    Une coop’ d’envergure aurait vraiment pu tout tuer. Un gros manque d’ambition pour le coup.

    Hé hé pour Digidrive. Je te rassure, j’ai mis plusieurs parties pour comprendre le principe. Le jeu devient dynamique quand tu pousses le score et surtout, quand tu illumines les 4 branches de la croix. Tu passes dans un mode spécial où tout s’accélère mais où tu gaves tes jauges à vitesse grand V.

  3. Chouchou a dit le Mardi 22 janvier 2008 :

    Je n’ai pu essayé que Zelda a Noel étant donné que mon frere l’avait eu en cadeau et on l’a presque fini a deux le temps des vacs! (il a 7 ans :D)
    C’et vrai que moi j’adore le déplacement au stylet, le boomerang et tout, par contre c’est vrai que le fait de toujours revenir dans le même donjon, on en a vite marre. Sinon c’est vrai que l’utilisation des deux ecrans est bien foutue quoique j’ai longtemps galéré a trouver qu’il fallait “fermer” la console pour imprimer la carte lol :D

  4. gazza8 a dit le Mercredi 23 janvier 2008 :

    Ah autant je peux difficilement comment les tests PSP, car je n’ai pas la console (et ce n’est pas demain la veille que je l’achèterai), autant je peux parler un peu de ces 4 tests DS, car j’ai joué à :
    - Prism : effectivement la musique est vite saoulante, mais le principe est… vite addictif, jusqu’à arriver à une difficulté inhumaine, et là on n’a carrément plus envie d’y revenir.
    - Starfox : la chose qui m’a choquée d’emblée (comme dans beaucoup d’autres jeux DS) et que tu n’as pas soulignée, c’est la jouabilité au stylet… Et pour moi, un shoot’em up qui se joue au stylet, hum hum… Mais on va encore me reprocher mon coté réac’ et old-school donc j’arrête. Par ailleurs le jeu est trop simple…
    - Et là on rejoint Zelda PH qu’un enfant de 2ans et demi pourrait terminer. Un gros potentiel gâché, et ce n’est pas le dernier. Quand il y a Miyamoto (meme de manière indirecte) derrière, ça sauve les meubles, la preuve ici avec une jouabilité du tonnerre et une réalisation réussie, mais quand on a affaire à d’autres éditeurs, c’est la déconfiture et c’est ce qu’il se passe trop souvent ces dernières années dans le jeu vidéo.
    Ca me fout presque le cafard de dire ça, et comme il est trop tard pour jouer, je vais lire un Nintendo Player de 1992 pour me remonter le moral.

  5. Tortue a dit le Mercredi 23 janvier 2008 :

    Wind Waker et aussi bien voire mieux que Ocarina/Majora ?

  6. Oncle Tom a dit le Mercredi 23 janvier 2008 :

    La jouabilité au stylet de Starfox est franchement bonne je trouve. Le seul bémol c’est le drag&drop des bombes sur l’écran et pour les loopings mais bon. J’ai pas trouvé que ça faisait gadget.
    J’avais aussi quelques bugs de décalibrage d’écran en pleine partie (genre le vaisseau qui tourne à gauche en permanence jusqu’à ce que je mette en pause et revienne en jeu).

    Sinon détrompe-toi, les Zelda de Capcom sont quand même très très bien : les Oracles, Minish Cap. Qualitativement je les trouve au-dessus de Phantom Hourglass.

    @Tortue perso j’ai adoré Wind Waker que je classe directement derrière mon favori : Majora’s Mask. Les phases en mer sont un peu lourdes des fois (jusqu’à ce qu’on ait la possibilité de zapper de carte en carte) mais l’univers est énorme, beau comme tout et gavé de quêtes annexes.

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